Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 15:39

Tu cherches à lire des choses sur un autre sujet?

Tu peux passer ton chemin. :)
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /Sep /2009 11:26

«The most important things are the hardest to say. They are the things you get ashamed of, because the words diminish them -words shrink that seem limitless when they were in your head to no more than a living size when they are brought out. But its more than that, isn't it? The most important things lie too close to wherever your heart is buried, like landmarks to a treasure your ennemies would love to steal away. And you make revelations that cost you dearly only to have people look at you in a funny way, not understanding what you've said at all, or why you thought it was so important that you almost cried when you're saying it. That's the worst, I think. When the secret stays locked in within not for a want of a teller, but for an understanding ear.»

Ce qu'il y a de plus important, c'est le plus difficile à dire. Des choses dont on finit par avoir honte, parce que les mots ne leur rendent pas justice -les mots rapetissent des pensées qui semblaient sans limites, et elles ne sont qu'à hauteur d'homme quand on finit par les exprimer. Mais c'est plus encore, n'est-ce pas? Ce qu'il y a de plus important se trouve trop près du plus secret de notre coeur et indique ce trésor enfoui à nos ennemis, ceux qui n'aimeraient rien tant que de le dérober. On peut en venir à révéler ce qui vous coûte le plus à dire et voir seulement les gens vous regarder d'un drôle d'air, sans comprendre ce que vous avez dit ou pourquoi vous y attachez tant d'importance que vous avez failli pleurer en le disant. C'est ce qu'il y a de pire, je trouve. Quand le secret reste prisonnier en soi non pas faute de pouvoir l'exprimer mais faute d'une oreille qui vous entende.

Stephen King
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 13:29

\o/






Par Mox.
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 20:11


     Une noix dégringole du haut d'un arbre, percutant sur son chemin quelques branches, tantôt épaisses, tantôt si fines qu'il leur faut un temps avant de retrouver l'immobilité dans laquelle elles dormaient depuis des heures, qui font changer sa trajectoire. Un minuscule oiseau noir, effrayé par la chute infernale du fruit, n'attend pas plus longtemps pour prendre son envol en émettant des cris stridents, partant d'un coup haut dans le ciel avant de ralentir sa vitesse pour aller se poser quelques dizaines de mètres plus loin, sur un autre arbre, presque identique au premier. La noix finit par atterrir sur une motte de terre, produisant un petit son sourd, trace éphémère de l'agitation qu'elle a causé. Elle est rapidement suivie par un écureuil qui, après avoir dévalé le tronc de l'arbre depuis d'impressionnantes hauteurs, fait un bond vers le fruit, s'en empare tout en jetant de vifs regards autour de lui, le corps dressé sur ses fragiles pattes, puis saute à nouveau sur son arbre pour se faufiler entre les branches et aller se cacher dans un creux bien dissimulé par d'épaisses feuilles.

     L'île est très calme. Si on l'observe depuis le large, on peut facilement s'imaginer qu'elle est vierge de toute civilisation, et qu'aucun évènement n'est venu y perturber le cours de la nature depuis longtemps. On ne se doute pas un instant de ce qui a pu se produire en ces lieux il y a si peu de temps.

     Sur les longues plages de sable fin n'apparaissent que les traces de l'océan, qui vient les lécher selon un rythme bien régulier, laissant entendre la douce berceuse des vagues qui s'approchent, essayant d'atteindre un point toujours plus proche de l'orée de la forêt, comme s'il étendait loin ses bras et tentait de caresser les touffes d'herbes du bout des doigts, puis se retirant dans l'autre sens, très lentement, emportant avec elles toutes les preuves d'un quelconque passage sur les côtes.

     L'on peut toujours décider de s'enfoncer vers l'intérieur des terres, pénétrant dans des bois tout d'abord clairsemés de buissons ça et là, avec quelques arbustes entretenant, grâce à l'ombre qu'ils produisent, la fraîcheur de l'endroit, et ce malgré la chaleur du Soleil qui vient s'abattre sur le sol sec. A certains endroits, toujours très proches des côtes, s'étendent de petits marécages, royaumes des insectes et des petits rongeurs qui, au moindre bruit, fuient en allant s'enfoncer sous les épais noeuds formés par les racines d'arbres qui commencent à se faire plus gros, plus imposants.

    Des animaux plus téméraires s'éloignent du bord de mer pour aller s'abriter dans un bois dense, où la lumière du jour peine à se frayer un chemin entre les épaisses branches très fournies en feuillages. Au détour d'une bute de terre, certains terriers sont creusés, hébergeant probablement toute une famille de lièvres. Les arbres s'élèvent très haut vers le ciel, des yeux fort observateurs y apercevront peut-être quelques oiseaux, parfois peut-être d'autres animaux, sans bien distinguer desquels il s'agit.

     Enfin, si l'on regarde bien, et si l'on sait où chercher, encore faut-il avoir envie de voir ces choses-là, on peut observer les quelques uniques preuves du passage des hommes sur ces terres. Solidement fixées à de hautes branches de certains arbres, régulièrement disposées, se trouvent ce qui ressemble à de vieilles caméras de surveillance. Le vent frais s'engouffrant à travers les bois fait siffler les feuilles, donnant l'impression du bruit que feraient ces appareils s'ils bougeaient uniformément de gauche à droite, lentement. Les reflets des rares rayons de Soleil qui se frayent un chemin à l'intérieur de cette jungle sur les objectifs pourraient presque laisser penser que le petit voyant rouge qui les surplombe est toujours en marche, clignotant de façon constante, battant la mesure, comme si un tic-tac régulier sonnait sur cette île, comme s'il ne s'agissait que de la fin d'un mystérieux compte à rebours.
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 23:49

Le soleil commence à peine à se montrer que quelques oiseaux entament leurs chants matinaux.
Les premiers rayons de lumière se faufilent à travers les branches de la sombre forêt dans laquelle vous avez établi un petit campement de fortune pour passer la nuit et viennent vous chauffer le visage. Vous vous étirez, et profitez du fait qu'il est encore très tôt pour vous accorder un moment à observer la nature se réveiller petit à petit.
Bien que vous ayez passé la majeure partie de votre temps à arpenter ces terres ces derniers mois, l'atmosphère magique des lieux arrive encore, parfois, à vous fasciner. Les buissons semblent reprendre vie à l'aube, vous avez la nette impression que leur couleur verte s'intensifie au fur et à mesure que le soleil les réchauffe. Ces hauts arbres qui, la veille au soir, vous faisaient frissonner tellement ils rendaient cette forêt si sombre semblent s'être éloignés les uns des autres, comme si les bois avaient estimé que vous étiez digne de continuer votre route.
Le temps passe, puis vous vous surprenez à observer un petit lapin d'un sourire niais. Aujourd'hui sera une belle journée, l'ambiance qui règne ici vous permet de la commencer d'un très bon pied.

Après vous être rembraillé, avoir remballé vos quelques affaires dans votre baluchon et accroché votre arme dans votre dos, vous reprenez la route. Le programme pour aujourd'hui ne sera que cueillette afin de récolter des ingrédients indispensables à la conception de potions de soin et autres breuvages dont seuls les druides ont le secret. Vous avez ainsi tout votre temps pour trouver les meilleurs coins, ceux qu'aucun autre n'aura trouvé avant vous, là où les herbes et les fruits sauvages sont de la meilleure qualité qui soit.


La journée a maintenant avancé, d'après le temps passé en forêt et la position du soleil au dessus de votre crâne, vous estimez que l'après-midi est déjà bien entamé. Un coup d'œil au contenu de votre besace en peau de troll : tout ce dont vous avez besoin est là. Maintenant, il est temps de prendre le chemin du refuge afin de ranger vos trouvailles et faire un tour à la taverne avant de sortir le chaudron.
Seulement, après quelques minutes de marche, vous vous apercevez que vous avez complètement oublié de récupérer quelques brindilles nécessaires à certains mélanges. Quelle bêtise! Comment peut-on passer sa journée à la cueillette et oublier l'essentiel? Heureusement, ces ressources-là ne sont pas rares et vous pouvez en ramasser le long du chemin.

Fouillant à droite à gauche, essayant de ne ramasser que celles qui semblent les moins abîmées, vous ne faites pas attention à où vous mettez les pieds et, en moins de temps qu'il n'en faut pour imaginer Naïma dans votre lit, vous vous retrouvez le visage dans une flaque d'eau. Déjà énervé par votre oubli, vous vous relevez, furieux, vous apprêtant à donner un bon coup de pied dans le rocher qui a causé votre chute. Et là, surprise : ce n'est pas contre un rocher que vous avez butté, mais contre un petit coffret de métal doré. Vous prenez l'objet en main, ce que contient la boîte doit être précieux au vu de la finesse des gravures dont elle est décorée. Ni une, ni deux, après avoir jeté quelques regards pour être sûr que personne ne vous a vu, vous rangez le petit coffre avec vos affaires.


Le soir, arrivé au refuge, vous décidez d'en découvrir le contenu. Hélas, c'était sans compter sur le petit cadenas qui empêche l'ouverture du coffret. Et rien n'y fait : vous tentez de l'empoigner pour tirer dessus, de le crocheter, vous essayez même de l'ouvrir avec les clefs que vous possédez, mais la serrure ne cède pas.
Après plusieurs essais infructueux, vous vous résignez à demander de l'aide à l'une de vos connaissances, Kronem le gobelin. Forgeron de métier, il saura certainement vous aider à ouvrir la boîte.

Vous filez donc frapper chez Kronem. Une fois installé chez lui, vous inventez une histoire expliquant que vous avez retrouvé un vieux coffret en fouillant dans vos affaires, mais en avez égaré la clef. Le gobelin vous regarde d'abord d'un air suspicieux puis, lorsque vous sortez l'objet de votre besace, les yeux de votre ami fixent amoureusement la boîte. Il semble intéressé par son contenu qu'il doit juger, comme vous, important, et il y a fort à parier que s'il vous offre son aide, vous devrez partager le butin. Qu'à cela ne tienne, vous êtes trop curieux pour attendre!
Après avoir observé le petit coffre sous toutes ses coutures, Kronem vous propose un marché :

"Hmmm... Tu sais l'ami, j'ai pas forcément l'temps à t'accorder pour tes broutilles là... Demain soir, un pote vient grailler ici, et j'ai une soupe à préparer! Ah mais j'y pense, tu pourrais p'tèt ben m'rendre un tit service... Tu sais ce qu'il y a de meilleur, dans la soupe? Hein? Tu sais? Non!? Les yeux de crapaud! M'en faudrait une trentaine d'ici demain soir, mais si j'dois m'occuper d'ta boîte, j'aurais certainement pas l'temps pour faire la bouffe, si tu vois ce que je veux dire..."

Vous adressez un clin d'oeil au gobelin.

"Héhé, t'es un mec cool toi. Quand tu r'viendras avec mes yeux, j'fabriqu'rai un bon outil qui f'ra céder ce cadenas de malheur. Et on pourra l'ouvrir ta boîte! Je l'ouvrirai même pour toi, héhé..."

Comprenant que Kronem ne compte pas vous laisser vous en tirer à si bon compte, vous faites un peu la moue, mais, trop impatient de savoir ce que contient le coffre, vous partez à la chasse.
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